The Kentucky Fried Movie

The Kentucky Fried Movie

Son titre original : « The Kentucky Fried Movie ». Son réalisateur : John Landis. Et pour aider à cerner le type de film dont il est question, ses scénaristes : David Zucker, Jim Abraham, Jerry Zucker, alias Z.A.Z. des « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? ».

 J’aime beaucoup John Landis. Mes peurs d’enfants viennent de lui puisque c’est avec « Thriller », le fameux clip de Michael Jackson qu’il a réalisé que j’ai eu la première grande frousse, lors de sa diffusion en France en 1983… Il a remis le couvert avec « An American Werewolf in London » (« Le Loup-Garou de Londres » en français), et rebelote j’ai eu très peur, ce film reste d’ailleurs l’un des classiques incontournables dans le genre, d’après moi.

Que vient faire le sieur Landis dans une aventure écrite par les ZAZ ? Qu’importe, le résultat est culte. Et si vous tenez compte du fait que Les Nuls eux-mêmes reconnaissent avoir puisé beaucoup de leur univers délirant à ce film, ça va vous donner envie de le voir. Devinez d’ailleurs quel est le générique de ce « Kentucky Fried Movie » ? C’est « La Carioca ».

« Hamburger Film Sandwich » est un film à sketches, plus ou moins longs mais souvent complètement débiles. De scénettes vulgaires à parodies de films de kung-fu hilarantes, on va être emmené du soft au moins soft. La liberté de ton des années 70 est carrément éclatante ici, à tous les niveaux, voilà donc un film qui n’est pas forcément recommandable à tous publics.

Qu’importe, c’est une curiosité incontournable, vous retrouverez dans ce film l’origine de l’univers de Les Nuls, et si vous avez aimé la bande à Chabat, vous aimerez sûrement aussi ce film de John Landis. Un peu poussiéreux peut-être, les années ont passé, mais c’est souvent tellement drôle et absurde que ça vaut le détour.

 

 

rosedefer2L’image que vous voyez ci-contre vient de « La rose de fer », oeuvre considérée comme mineure chez Jean Rollin. Ce gaillard a un parcours cinématographique peu banal. Ses premiers films (dans les années 70) baignaient dans une sorte de surréalisme où l’érotisme cotoyait le fantastique. Fin 70 et dans les années 80 il a eu besoin d’argent et a tourné beaucoup de films pornos (dont les titres comme « Défonce moi chéri » ou « Ma culotte est mouillée » laissent assez peu de place à la poésie), il est ensuite revenu à ses premières amours : « le film bizarre ». On notera d’ailleurs qu’il a fait jouer Brigitte Lahaie dans autre chose que des films osés, on aura pu remarquer qu’elle n’était pas si bonne actrice que ça… au passage.

Dans les films de Jean Rollin, vous verrez toujours une paire de seins. Mais surtout, vous aurez toujours droit à une mise en scène épurée, lente, sombre sans jamais être inquiétante. Certaines critiques voient même dans la façon de travailler de Jean Rollin une approche théâtrale du cinéma, pourquoi pas.

A titre personnel, le seul film que j’ai vu en entier (« réussi à regarder » pour être plus précis) est « La rose de fer », et je n’ai pas été subjugué par l’histoire, quasi inexistante en fin de compte. J’ai aussi pu admirer la fin de « La vampire nue », démonrtant à quel point M. Rollin a un univers bien à lui.

Remercions Cine FX pour la diffusion régulière des films de Jean Rollin, absolument dispensables dans le fond, mais si l’occasion se présente, tentez l’aventure… pourquoi pas…

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